Les Collages de BERT

Définitivement inachevés

Bonne année 2012

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Message plus récent Message plus ancien Accueil
Inscription à : Publier les commentaires (Atom)

BERT Présente

  • ►  2007 (53)
    • ►  mai (39)
    • ►  juin (1)
    • ►  juillet (4)
    • ►  août (8)
    • ►  décembre (1)
      • Sarah m'amuse - à S.G. - (2007)
  • ►  2008 (15)
    • ►  janvier (2)
      • Stabat Mater Dolorosa (2008)
      • You can be proud of yourself - à P.B. - (2008)
    • ►  février (2)
      • Drôles d'Oiseaux ! (2008)
      • Le 08 mars 2008 (2008)
    • ►  avril (1)
      • La Comédie ou la Vie ! (2008)
    • ►  juillet (4)
      • La Belle Hélène (2008)
      • Andreas Scholl (2008)
      • Je suis ce que je fuis - à M.G. - (2008)
      • Patience et longueur de temps (2008)
    • ►  août (2)
      • L'intrigue pouvait la distraire (2008)
      • La lengua de las mariposas (2008)
    • ►  septembre (2)
      • Sans laisser d'adresse (2008)
      • Les Baigneuses du Guadalquivir (2008)
    • ►  octobre (1)
      • Farfadette (2008)
    • ►  décembre (1)
      • Happy 2009 (2009)
  • ►  2009 (12)
    • ►  mars (3)
      • Thérèse Raquin lisant Madame Bovary (2009)
      • Dans les bottes des montagnes de Questions (2007-2...
      • Beauté florentine (2009)
    • ►  avril (5)
      • Buffonnerie (2009)
      • Eve Kendall (2009)
      • La mort d'Ophélie (2009)
      • Baby Belle (2009)
      • Planète interdite (2009)
    • ►  mai (2)
      • O Ciel, exaucez ma prière ! (2009)
      • Rest In Pipe (2009)
    • ►  juillet (1)
      • Lili with an Ermine (2009)
    • ►  décembre (1)
      • Happy 2010
  • ►  2010 (5)
    • ►  avril (1)
      • "L'enfer" de Clouzot (2009)
    • ►  mai (1)
      • Matteo Giallo (2010)
    • ►  juin (1)
      • Domicile conjugal (1970)
    • ►  juillet (1)
      • Le 24 juillet 2010
    • ►  décembre (1)
      • Madonna e Bambino con Eva (2010)
  • ▼  2011 (13)
    • ►  janvier (1)
      • Buon anno 2011
    • ►  février (2)
      • La Mégère apprivoisée (2011)
      • Mémoires d'un tricheur (2011)
    • ►  juillet (1)
      • Le dragonneur (2011)
    • ►  août (1)
      • Irish girl (2011)
    • ▼  décembre (8)
      • Voyage autour de ma chambre bis (2011)
      • Voyage autour de ma chambre (2011)
      • Me, Myself & I (2011)
      • Habillée pour l'hiver (2011)
      • Lili Flores (2011)
      • Lili Flores 2 (2011)
      • Autoportrait (2011)
      • Bonne année 2012
  • ►  2012 (4)
    • ►  janvier (1)
      • Madame Tutli-Putli (2007)
    • ►  février (3)
      • Arco Iris (2012)
      • Domicile conjugal (1970)
      • Arco Iris 2 (2012)
Ma photo
Bert
Pour joindre Bert, vous pouvez envoyer un mail à : bertlargeau@gmail.com
Afficher mon profil complet

BERT vous conseille de visiter :

  • BERT'S WORLD
  • Julien Pacaud 1
  • Julien Pacaud 2
  • Le Champ-Clos (Pablo Boulinguez)
  • WEB GALLERY OF ART

En vous remerciant de votre visite...

BERT

Dérives et des Rêves

Un oiseau s'est posé sur mon épaule. J'ai retenu mon souffle. Mes yeux ont alors regardé dans le vague, et se sont fixés un instant sur le ciel qui s'était assombri. Le silence m'a lentement envahie. J'ai lâché prise...
Peu à peu d'étranges créatures m'ont visitée. Mi-anges, mi-démons, mi-hommes, mi-femmes. Je n'étais auparavant qu'ombre et lumière, et ces fantasmagoriques figures m'ont redonné vie, faisant apparaître au fil des heures des couleurs jusqu'ici inconnues de moi. D'imposantes parures m'ont recouverte. Je suis devenue reine, madone, puis vierge folle, ou encore geisha. Mon corps s'est ensuite dévêtu, dévoilant tantôt des formes insolentes, tantôt une ossature saillante. La femme est devenue fillette, la sainte est devenue putain. Il m'a semblé que je me démultipliais à l'infini. Le bruit des ailes qui volaient alentour, le son lointain des cloches, des murmures, des gémissements, des cris... Puis, plus rien. Je crois que je me suis endormie.
Je me suis réveillé homme. Une violente douleur m'a parcouru l'échine. J'ai souffert jusque dans ma chair, ma chair d'homme blessé. D'innombrables plaies ont alors peuplé mon corps, criblé de flèches ou de mots. Je crois que j'ai pleuré... Des masques paraissaient me traquer, me scruter, m'interroger. Mais que faire ? J'ai choisi le rêve... Des trains sillonnèrent avec fureur le ciel grimé d'étoiles, de troubadours, de soleils fulgurants, ou de lunes dévorées. Des mains inconnues écrivaient une lettre, interminablement recommencée. Le grattement incessant de la plume sur le papier m'étourdissait, accompagné de quelques notes d'un orgue désaccordé. Je ne sais combien de temps s'est écoulé. J'ai cherché mon reflet dans les vitres, les miroirs, les livres. J'ai remonté le temps, je n'ai rien oublié. Rien. Mais, qui suis-je...

Je suis ce que je fuis. La voilà, sans doute, l'énigme. Et, comme nous tous, comme vous tous, je fuis, désespérément, comme le temps, comme l'espace. Mais qui fuis-je ? A vous de me le dire, ne serait-ce qu'en vous attardant un moment sur ces images, ces fragments oniriques, ces compositions luxuriantes de tous nos moi entremêlés... Je traverse depuis bien trop longtemps les âges, les sexes, les cultures...
Un oiseau s'est posé sur mon épaule. Et il y est resté.

-Ysée Grima-
Modèle Picture Window. Fourni par Blogger.